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Mozambique Rapport de pays

Niveau de risque du pays

Haute

Vue d'ensemble

Executive Summary

En avril 2020, le FMI a approuvé un programme d'aide d'urgence de 309 millions de dollars pour le Mozambique, qui vise à renforcer les services de santé et les protections sociales, et à soutenir les micro, petites et moyennes entreprises. Cette aide apportera un soulagement bien nécessaire à la lumière de l'impact économique de l'épidémie de COVID-19, et permettra de poursuivre les efforts de reconstruction dans les zones touchées par deux cyclones en 2019. En mars 2020, la RENAMO s'est à nouveau engagée à mener à bien la démilitarisation et la réintégration de ses membres dans la société. Cependant, un petit groupe de militants dissidents de la RENAMO continuera probablement à organiser des attaques dans les provinces centrales de Sofala, Zambezia et Tete. L'insurrection islamiste dans la province de Cabo Delgado, qui a commencé en octobre 2017 par des attaques sur des villages proches de la frontière nord avec la Tanzanie, s'est intensifiée en 2019. Il est encore peu probable que les insurgés lancent des attaques contre les infrastructures de GNL (tant à terre qu'en mer) en raison de la forte présence des forces de sécurité gouvernementales et privées.En mars 2020, le gouvernement a annoncé la fermeture des frontières terrestres et des ports aériens et maritimes après la confirmation d'un cas de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) à l'intérieur du pays. Il a également annoncé la fermeture de toutes les écoles. Les mesures visant à contenir l'épidémie du virus COVID-19 devraient devenir plus strictes à mesure que de nouveaux cas seront confirmés. Il est très probable que le gouvernement impose des restrictions sur les rassemblements et limite les déplacements des personnes à des activités telles que l'achat de nourriture et la recherche de soins médicaux. Le PIB du Mozambique devrait se contracter de 2,0 % en 2020, contre une croissance de 2,9 % précédemment prévue. Un ralentissement des efforts de reconstruction post-cyclone et des interruptions temporaires du développement de projets de gaz naturel liquéfié à grande échelle soulignent la révision de la croissance.

Operational Outlook

Le gouvernement du Mozambique a défini quatre domaines prioritaires d'investissement dans le cadre de sa stratégie de développement à long terme : l'agriculture, l'énergie, les ressources minérales, en particulier le gaz naturel liquéfié (GNL), et le tourisme. Les réglementations relatives à la main-d'œuvre dans les secteurs de l'exploitation minière, du GNL et de la production pétrolière seront probablement assouplies pour encourager les IDE dans le contexte actuel de prix bas du pétrole. Des quotas d'emploi non définis pour les locaux augmentent le risque d'avoir à recruter davantage de travailleurs mozambicains supplémentaires. Les cyclones Idai et Kenneth ont infligé des dommages importants aux villes portuaires de Beira et Pemba, qui devraient prendre plus de 12 mois pour atteindre leur pleine capacité.

Terrorism

Les attaques djihadistes présumées dans toute la province de Cabo Delgado au Mozambique devraient se poursuivre dans les douze mois à venir, les groupes d'insurgés cherchant à acquérir de la notoriété et à augmenter le recrutement dans leurs rangs. La sophistication accrue et l'utilisation plus prolifique des munitions par les insurgés indiquent un meilleur accès aux ressources qu'auparavant, probablement en raison du soutien d'autres groupes terroristes d'Afrique de l'Est. Malgré cela, il est peu probable que ces groupes aient la capacité d'attaquer directement les installations d'exploration pétrolière et gazière à terre ou de soutenir la logistique des activités gazières offshore à Cabo Delgado, car le gouvernement a assuré la sécurité des compagnies pétrolières et gazières opérant dans le nord pour compléter le recours à des forces de sécurité privées.

Crime

L'augmentation des taux de criminalité urbaine est due à l'accès relativement facile aux armes et à la croissance du trafic de drogue. La criminalité de rue et les vols à la tire sont susceptibles de poser problème à Maputo et dans d'autres grandes villes, de même que les vols à main armée commis au hasard. À Maputo et à Matola, les enlèvements ont nettement augmenté depuis 2013. En septembre 2016, la police a mis en garde contre des vols de voitures sous la menace d'une arme à feu à Maputo, deux automobilistes ayant été tués au cours de ces incidents ce mois-là. La menace de la criminalité, y compris les vols et les détournements, est accrue à proximité de la frontière avec l'Afrique du Sud voisine, tandis que les incidents de carjacking sont fréquents près du poste frontière avec Eswatini.

War Risks

Une guerre interétatique entre le Mozambique et ses voisins est peu probable. Un accord de paix signé en août 2019 a réduit la probabilité d'un retour à des combats généralisés entre la RENAMO et les forces gouvernementales, bien qu'il y ait eu des attaques occasionnelles contre les infrastructures gouvernementales dans les provinces centrales par les forces militantes de la RENAMO. Chaque élection générale fait planer la menace de nouvelles attaques dans le centre et le nord du Mozambique, y compris sur les infrastructures de transport. L'escalade d'une insurrection islamiste à Cabo Delgado va probablement se poursuivre, entraînant des confrontations directes plus fréquentes avec l'armée mozambicaine.

Social Stability

Le Mozambique n'a pas connu de troubles civils intenses et fréquents. Cependant, le surendettement et l'impact des cyclones tropicaux sur l'agriculture sont susceptibles de déclencher une instabilité sociale et des troubles civils en raison de la hausse du coût de la vie et de la réduction d'un certain nombre de subventions publiques.

Health Risk

Un certificat de vaccination antiamarile est exigé à l'entrée du pays pour les voyageurs en provenance d'une zone endémique.

Systématiquement

Hépatite A : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge d'un an. Pour les personnes nées avant 1945, ayant passé leur enfance dans un pays en développement ou ayant des antécédents d'ictère, une recherche préalable d'anticorps sériques (Ig G) peut éviter une vaccination inutile.

Hépatite B : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge de deux mois.

Diphtérie, tétanos, poliomyélite : le vaccin doit être mis à jour si nécessaire (rappel tous les dix ans).

En fonction de la durée et des modalités du séjour

Fièvre typhoïde : si le séjour doit se dérouler dans des conditions d'hygiène précaires (pour les enfants : à partir de l'âge de deux ans).

Rage : pour des séjours prolongés en situation d'isolement (pour les enfants : dès qu'ils sont en âge de marcher).

Pour les enfants : toutes les vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal français devront également être à jour. Dans le cas d'un long séjour, le BCG est recommandé dès le premier mois et le vaccin rougeole-oreillons-rubéole dès l'âge de 9 mois.

Paludisme : chimioprophylaxie conseillée contre le paludisme : méfloquine (nom commercial : Lariam) ou doxycycline (nom commercial : Doxypalu).

Natural Risks

Dans un registre distinct, le territoire mozambicain est exposé à divers risques naturels : la saison des pluies s'étend de novembre à avril et peut s'accompagner d'inondations et glissements de terrains, notamment dans la vallée du fleuve Zambèze. Début 2015, le nord et le centre avaient été gravement touchés par des inondations, notamment autour des bassins du Zambeze et de Licungo, faisant plusieurs dizaines de morts et des milliers de déplacés.

Des cyclones peuvent également toucher la région côtière. En janvier 2012, le passage du cyclone Funso avait fait une dizaine de victimes ; plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient retrouvées sans abri. Des centaines de personnes ont été déplacés et de nombreux dégâts recensés suite au passage du cyclone Dineo en février 2017 dans la province d'Inhambane, située dans le Sud du pays.

Sur l'ensemble des côtes, le risque de noyade est élevé en raison de vents et de courants marins puissants. Il est conseillé aux baigneurs de rester près des côtes ; les baignades ne sont pas surveillées au Mozambique. Des attaques de requins peuvent exceptionnellement se produire.

Transportation

Les accidents de la route sont fréquents au Mozambique en raison d'habitudes de conduite locales dangereuses (dépassements intempestifs, vitesse excessive, non-respect du code de la route, état d'ébriété, etc.). En cas d'accident, il est recommandé de se rendre dans le poste de police le plus proche en raison du risque de réaction hostile de la part de la population.

À Maputo et dans les grandes villes, le risque d'agressions, de vols et de carjackings existe. Il convient de mettre ses effets personnels à l'abri des regards et de rouler avec les portières verrouillées et vitres fermées. Enfin, il est recommandé de ne pas stationner dans des zones isolées ou mal éclairées. Hors la capitale, des cas de carjackings entre Boane et le Swaziland ont été rapportés, notamment aux points de passage de Namaacha et Goba où il convient d'être particulièrement vigilant. Il est recommandé de ne pas prendre de ressortissants étrangers à bord de son véhicule ou de s'arrêter pour aider des automobilistes ou piétons en détresse ; ces techniques étant souvent utilisées par les délinquants. La route côtière, Marginal, est une zone où des activités criminelles violentes ont été signalées ; il est convient d'être extrêmement vigilant. Enfin, les déplacements sur l'autoroute EN7 entre Vanduzi et Tete doivent être effectués sous haute vigilance en raison du risque élevé de vols, d'extorsions, et d'agressions.  Il convient de se tenir informé de la situation et d'envisager le report de tout déplacement en cas de signes de tension dans la zone considérée.

En dehors des grandes agglomérations, les déplacements peuvent s'avérer dangereux en raison de l'absence de signalisation et de la vétusté des axes routiers, en particulier lors de la saison des pluies (novembre à avril). Par ailleurs, la conduite de nuit est à proscrire en raison de l'absence d'éclairage public. Il est recommandé de ne pas envisager d'étapes de plus de 500 km afin d'arriver avant la nuit. En outre, les stations essences sont parfois très espacées. La route nationale 1 (nord-sud) est le principal axe de circulation du pays et présente un état satisfaisant. La route nationale 6 entre Beira et la frontière avec le Zimbabwe est en mauvais état entre Beira et Inchope (croisement avec la route nationale 1). Les liaisons sont assez bonnes avec l'Afrique du Sud mais doivent se faire en 4x4.

Les radars et les contrôles de police sont fréquents. Les conducteurs doivent respecter les limites de vitesse (60 km/h en agglomération, 120 km/h au maximum sur les routes nationales mais de nombreux tronçons sont limités à 100km/h). Les policiers tentent parfois d'obtenir des pots-de-vin de la part des touristes ; il est conseillé de ne pas s'y plier et de demander une explication claire des raisons de l'arrestation et une amende payable à un poste de police.

Les déplacements doivent impérativement s'effectuer de jour, en véhicule tout terrain (4x4), avec si possible un convoi de minimum deux véhicules, muni de réserves suffisantes en eau, en nourriture et en carburant. De plus, il est nécessaire d'être en possession de pièces mécaniques de rechange (roue, câbles, etc.) et de disposer de moyens de télécommunication opérationnels. Par ailleurs, il convient d'être toujours muni de ses papiers d'identités et de l'assurance du véhicule ; les patrouilles de police et les points de contrôle sont courants. Il convient, avant de remettre ses papiers d'identité, de vérifier que la personne est bien un fonctionnaire.

Pour rappel, la conduite se fait à gauche au Mozambique. De plus, un permis de conduire international en cours de validité est nécessaire aux automobilistes. Pour ceux qui s'établissent dans le pays pour un long séjour, un permis mozambicain est obligatoire. L'assurance automobile au tiers est également obligatoire, elle peut être achetée aux postes de frontières. Il est nécessaire d'avoir dans son véhicule deux triangles de signalisation réfléchissants ainsi qu'une veste réfléchissante qui doivent être utilisés en cas de panne ou d'arrêt sur la voie.

En outre, bien que le déminage complet du pays ait récemment été achevé, il convient de rester vigilant lors de déplacements dans les régions frontalières reculées.

Les transports publics ne sont pas fiables en raison de la vétusté des véhicules et de l'état hasardeux des routes.

Un réseau ferroviaire existe, notamment entre Maputo et Johannesburg. Toutefois, les conditions sécuritaires laissent à désirer ; de fréquents accidents ont eu lieu. Il est déconseillé d'utiliser ce moyen de transport.

Les plaisanciers éviteront quant à eux de naviguer au large des côtes mozambicaines en raison du risque de piraterie, en particulier visant les voiliers.

L'ensemble des compagnies aériennes mozambicaines - à l'exception de l'opérateur LAM - étant inscrites sur la liste noire de l'Union européenne doit être évitée.

Practical Information

Climat

Le climat est tropical. La saison des pluies dure de novembre à mars avec des températures comprises entre 26°C et 31°C, voire davantage au nord. Les pluies sont plus fréquentes au nord et au centre (hauts plateaux, intérieur du pays) que dans le sud. La saison sèche dure d'avril à octobre avec des températures plus basses (15°C à 20°C). Les journées sont le plus souvent ensoleillées.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 258

Il n'y a pas de service d'urgence dans le pays.

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises:

Niveau de risque
Critique Haute Moyen Faible Minimale